Peau neuve pour le DR400

Une nouvelle génération de DR400

 

Daniel Triquès et sa dream team viennent de mettre la dernière main à leur nouvelle création moins de dix huit mois après avoir lancé ce chantier et moins de deux ans après la relance de la production à Darois.

Le DR401 sera présenté pour la première fois à l’Aero2014 à Friedrichshafen, le grand événement de l’année pour l’aviation de loisir puis à Farnborough en juin.

Tout le monde connaît et aime le DR400. Personne ne veut que l’on change les qualités de vol, la charge utile, la maniabilité, la sécurité, tout ce qui a fait son succès depuis sa création en 1972 et qui a été renforcé par les multiples améliorations intervenues depuis.

Et cependant, le monde bouge, les amoureux du DR400 ont grandi, pris du poids et ont acquis le goût du confort et de la finition que leur proposent les constructeurs automobiles…


 

Il était temps que le DR400 fasse peau neuve sans perdre ses belles qualités : c’est l’ardente obligation qui a inspiré, sous la houlette attentive de Daniel et du designer Zo Ramaromisa, l’équipe de Darois, son Chef du Bureau d’Etudes Christophe Belin, le prototypiste Rémi Mairet et tous les compagnons embarqués dans le projet.

 

 

 

 

Un cockpit plus large, plus confortable, plus sûr

L’idée de départ était d’obtenir la même habitabilité que le DR500 en ne cédant rien sur la charge utile du DR400.

La trouvaille a été d’utiliser la même verrière brute en la plaquant sur un arceau plus bombé de 10 centimètres à la hauteur des épaules : bingo ! çà change tout et même les passagers à l’arrière en profitent ! Et puis on a « tordu le cou » aux poignées de verrière qui avaient succédé à l’ineffable poignée de 2CV et l’encombrant haut-parleur/éclairage a laissé la place à un petit carénage qui se fond dans le plafond.

La deuxième bonne idée a été de supprimer tout ce qui gênait entre les deux sièges pilotes : le levier de volet et les leviers latéraux de réglage de glissière de siège avec les ceintures qui se coincent dessous. Créer un volet électrique comme sur le DR500, déplacer les leviers de glissières de siège vers l’avant du siège et… l’idée de la console centrale depuis le tableau de bord jusqu’à la banquette arrière s’est imposée, intégrant naturellement le mécanisme du volet. Le déplacement du trim de profondeur de la console vers les poignées de manche est ensuite apparue au moment de la création de la nouvelle console centrale (elle existait déjà dans son principe pour les pilotes automatiques).
 

 

Restaient à créer des sièges sport confortables et à les compléter d’un manche doté d’une poignée ergonomique originale et d’un pupitre échancré dans sa partie basse pour donner plus de place aux longues jambes. Pour améliorer la facilité de réglage des glissières et l’installation dans la cabine, une poignée a été installée de part et d’autre du pupitre.

Le tableau de bord est entièrement revisité pour obtenir plus de place pour les grands écrans numériques, certifiés ou non, qui deviennent la norme et l’équipement IFR en option qui trouve place, si nécessaire, dans la soute.

Une « casquette » plus carénée protège les écrans du soleil et assurent une meilleure lecture, une visibilité accrue vers l’avant et une ligne de référence horizon parfaite.

Les témoins d’alarme, les indicateurs de trim et de volet, le compas magnétique, les boutons de réglage de luminosité et les servitudes trouvent leur place habituelle dans le nouveau bandeau supérieur tandis que la console centrale accueille les inters pompe/phare/volet, la(es) manette(s) de gestion du moteur, le robinet carburant, le bouton de frein de parc et une prise d’alimentation 12 volts accessible aux places arrière. Chaque bouton « tombe » naturellement sous la main sans effort et dans l’ordre du Manuel de Vol…

 

 

Du nouveau pour la cellule aussi

Depuis 2013, tous les avions neufs sont équipés d’un enregistreur de vol SafetyPlane qui permet d’obtenir une garantie constructeur de vingt ans sur l’aérostructure. C’est aussi la possibilité d’accéder à un outil de gestion dynamique en temps réel des vols et de la sécurité partagée.
 
Mais le DR401 offre aussi dès aujourd’hui la possibilité d’utiliser le nouveau revêtement hi-tech Oratex qui améliore les performances, élimine le risque de criques peinture et facilite les réparations en limitant le temps de grounding. Accessoirement, le poids diminue de 5 à 20 kgs selon les options retenues grâce au process de peinture intégré à la fabrication de la peau. La garantie constructeur est de 10 ans.

 

 

 

Autre grande nouveauté : l’utilisation de l’essence auto sans plomb et sans éthanol (type 98) autorisée sur les moteurs Lycoming par le SI1070S est maintenant accessible sur les DR401 grâce à la coopération de Robin New Aircraft avec la société Gomolzig qui a une longue expérience de cette utilisation en Allemagne.

Enfin, tous les phares et les feux de navigation sont dorénavant des lampes LED qui trouveront grâce auprès du mécanicien comme le filtre à huile à cartouche monté en série sur les moteurs Lycoming et la nouvelle porte de coffre dont la fermeture est désormais assurée par deux solides serrures.

En conclusion

Avec ses quatre moteurs Lycoming et ses deux moteurs Centurion, ses nombreuses hélices à pas fixe ou variable, le DR401 offre une gamme de solutions adaptées dont le niveau d’emport, de confort et de sécurité sont sans égal dans sa catégorie.

Et son prix aussi reste de loin le meilleur de sa catégorie…

 
 
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